Objet du jour

Intaille en cornaline gravée d’une scène bachique. 18e siècle.Triomphe de Silène.

Bague en or rose à chaton ovale, sertissant une intaille en cornaline rouge orangée (dimensions : 24 x 17 mms), gravée d’une scène bachique représentant le triomphe de Silène. Le dieu, pris de boisson, est promené sur un âne, accompagné d’un Eros et d’un cortège de satyres et de bacchantes. La qualité de la gravure peut suggérer une date assez précoce, peut-être même du 16e siècle.

Léger éclat sur le bord inférieur de l’intaille, sinon magnifique conservation.
Italie, 16e- 18e siècle pour l’intaille et fin du 18e siècle pour la monture.

Dans la mythologie grecque, Silène (en grec ancien Σειληνός / Seilênós) est un satyre, père adoptif et précepteur du dieu Dionysos, qui l'accompagne sans cesse.
Il est en outre le dieu personnifiant l'Ivresse, assez proche en ce sens de deux autres divinités mineures faisant l'une et l'autre partie du cortège de Dionysos, Comos (la bonne Chère) et Coros (la Satiété), qu'Hérodote fait naître d'Hybris (la Démesure).
Silène est qualifié de « fils d'Hermès », comme c'est le cas la plupart du temps pour les satyres, mais d'autres traditions en font le fils de Pan et d'une nymphe, ou de Pan et de Gaïa (la Terre).

Comparanda : Il s’agit d’un sujet à la mode depuis le 16e siècle. Les meilleurs cortèges bachiques sont dus au graveur Valerio Belli, actif en Italie au milieu du 16e siècle (Splendeurs des collections de Catherine II de Russie, Le cabinet des pierres gravées du Duc d’Orléans, Expo, Paris, 200, ref. 190/6) / Trois exemples illustrés dans P.-J. Mariette, Traité des pierres gravées, 1750. ref. XXXIV – XXXVI / Kirsten Aschengreen Piacenti and John Boardman, Ancient and modern gems and jewels in the collection of Her Majesty the Queen, London, 2008, ref. 191