Bagues antiques, bagues médiévales, bagues renaissance | Bagues anciennes
Camées et intailles romaines
Parure en or et camées coquillages de Ouizille, vers 1820.
Somptueuse parure dans son écrin d'origine en maroquin rouge gaufré à décor cathédrale, frappé des initiales D.B. sous une couronne de comte et signé (au verso) de la marque du fameux joaillier Ouizille, fournisseur attitré des rois Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe, de la Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur et de l'Empereur Napoléon III.
La parure comprend le collier, la broche et une paire de pendants d'oreille, le tout orné de camées en coquillage d'une grande finesse de gravure et représentant des divinités antiques (Apollon, Bacchus, Minerve, Vénus…). La sobriété du dessin de la parure évoque encore le style Empire.
A noter : deux camées manquent, remplacés par des chaînes jaseron en or, un camée est cassé en partie haute et reconstitué en or, le cliquet du fermoir et deux éléments intercalaires sont refaits et le haut des pendants d'oreille est restauré.
Travail français, vers 1820.
Ouizille et Lemoine, successeurs de Halbout (lui-même Joaillier-bijoutier de la Grande-Chancellerie de la Légion d'Honneur de l'Empereur Napoléon Ier), quai Conti, N°7, Bijoutiers du Roi, de la Chambre et des Ordres de Sa Majesté (dont la Grande-Chancellerie de la Légion d'Honneur). La maison Ouizille est d'ailleurs une des plus ancienne de Paris. Installée Place Dauphine en 1789. Armand Ouizille (1784-1878) succède à son père et épouse Melle Lemoine et sr'associe à son beau-frère Guillaume Lemoine (1791-1871). La maison se transporte rue du Bac (N°1) en 1842, puis rue Duphot en 1863, puis, rue Saint-Honoré, au N° 356, à l'angle de la Place Vendôme, en 1875 et enfin, en 1900, rue de Castiglione au N°10. (Henri Vever, La Bijouterie Française au XIXe siècle, 3 vols, Paris, 1908. T.I. p.116-117 et 288-294. Ill. p.290 et 293).
A l'occasion du mariage de Napoléon III, ils participèrent à la réalisation de la couronne impériale, de la couronne de l'Impératrice, du diadème, du peigne, des broches, etc. Ils furent plus particulièrement chargés de réaliser les décorations de l'Empereur. (Germain Bapst, Histoire des Joyaux de la Couronne, p.654).
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